Tout peut s’oublier d'Olivier Adam

144Bouton 2

En Bretagne, Nathan gère un cinéma programmant des films choisis, notamment japonais qui répondent à son exigence en matière de qualité cinématographique. Il adore les grands films japonais et voue un véritable amour à ce pays qu’il visitait régulièrement avec son ex épouse Claire. Claire l’a quitté depuis plusieurs années et c’est au Japon qu’il retrouva l’amour en la personne de Jun, jeune céramiste, amoureuse de la France et de la langue française. Ils se marièrent et eurent un petit garçon Léo. L’histoire se répétant parfois, Jun choisit de se séparer de Nathan, ils divorcèrent et elle s’installa au centre-ville pour y ouvrir un atelier de céramique.
 Mais un matin, alors que Nathan cherchait son fils, il trouva atelier et appartement vides. Jun et Léo avaient disparus. Très vite il comprit que Jun était reparti au Japon, sans prévenir qui que ce soit.
Le cauchemar commença pour Nathan qui partit au japon pour les retrouver, mais en vain. Puis grâce à l’enquête d’un détective privé, les retrouva sur une ile très touristique mais fut appréhendé par la police. Contrairement aux dispositions que nous connaissons en Europe, le conjoint non japonais divorcé d’un parent japonais, n’a aucun droit sur l’enfant. Menacé d’inculpation pour harcèlement, effraction ou sévices, la prison ferme et sévère devient une issue très probable.
Nathan va vivre un enfer…
Olivier Adam, nous avait diverti avec « une partie de badminton » et nous avions eu l’immense joie de le recevoir à Strasbourg, mais avec « Tout peut s’oublier » il nous dresse un effroyable tableau d’un Japon à l’opposé des images de poésie, de sérénité, de culture et de beauté que nous connaissons.
« Tout peut s’oublier », un roman choc qui laisse le lecteur non averti dans une incroyable stupeur.

Flammarion - 20€

Dominique