Les roses fauves - Carole Martinez

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Carole Martinez nous fait entrer dans un roman dont l’ambiance sort des pages, le parfum de ses roses fauves est partout et nous entoure jusqu’à la dernière phrase, résistant même encore un peu une fois le livre refermé.

L’histoire mêle fiction et récit, un peu, beaucoup, on s’y perd, l’autrice aussi, mais le voyage est agréable alors on continu toujours plus avant, portée par la belle plume de l’autrice.

Le voyage commence quand après avoir écrit « Le cœur cousu », l’autrice apprend pendant une dédicace qu’il existe en Andalousie une tradition qui veut qu’une femme se sentant proche de la mort écrive tous les secrets sur des papiers qu’elle va coudre dans un cœur en tissu, transmit ensuite de génération en génération aux descendantes. Et nous voilà face à Lola, qui cache plusieurs cœurs dans son armoire, qui semblent l’appeler, entre deux passages dans son jardin qui est toute sa vie. Va-t-elle leur répondre ? Dans le même temps, notre autrice commence un séjour d’écriture dans un petit village français, où l’odeur des roses se répand de rue en rue…

C’est un roman qui interroge la puissance du passé et de l’héritage familiale, connu ou inconnu, et son pouvoir d’influence sur notre présent. Les destins se croisent, passé et présent également, et l’autrice s’entrelace elle-même au cœur des lignes. On se croirait par moment dans la forêt du « Songe d’une nuit d’été » dont les évènements seraient cette fois, orchestrés par des roses.

Gallimard - 21€

Clémence